“ On dirait que... C’est Nine !! C’est Nine !! La voilà déjà au pied du temple... Julien la voit tout d’un coup comme en pleine lumière, en un éclaboussement de feu, tellement ses yeux dans la soudaineté terrifiante de cette apparition ramassent de puissance et de volonté... Il va crier, s’élancer. Il va... L’ombre a déjà gravi les degrés de marbre, et Nine, car c’est bien elle — Julien a reconnu sa mante, sa silhouette, ses gestes, tout... Nine profile sa silhouette tant connue, et aimée, et chérie, sur toute la clarté morte du péristyle et la blancheur éteinte de la porte... ”
Achille Essebac
Résumé
Achille Essebac, dans Luc, explore les tensions entre adolescence et désir à travers les figures de Julien, Nine et Lucet, un éphèbe idéalisé. Ce roman, publié au début du XXe siècle, allie sensualité et émotion, avec des thèmes de corps, de caresse et de jeunesse.
Les relations ambiguës et les passions intenses des personnages révèlent une quête de beauté et de lien humain. L'œuvre, riche en images poétiques, souligne l'idéalisation irréalisable de l'amour, comme le montre la citation où Julien contemple Nine "en pleine lumière".
Citations de Luc (Achille Essebac)
“ Il paraissait même à Julien que ce bonheur fût d’autant plus complet que leur mariage demeurait irréalisé, idéal, inachevé par leur mutuel consentement pour que fût respectée l’œuvre intangible de l’adolescent... de l’adolescent qui rive son amour, loin d’elle, au souvenir de Jeannine !... C’était, à travers la beauté de ces pays quasi-vierges de notre contact dans leur décrépitude, la poursuite exaucée d’un doux rêve ; d’un rêve où l’éveil des yeux et de la pensée fait jouir pleinement de l’imprévu, saisit le charme réel, s’en nourrit et s’en grise mollement. ”
“ Là c’est la place des lèvres communiant en un long et silencieux baiser ; là c’est la place des mains où les doigts brûlants prolongent de leurs lianes sensitives la sensibilité des paumes insatiables de touchers ; ici c’est la place des bras où la chair s’enlize dans la chair et s’abîme peu à peu, s’efface dans l’absorption d’un autre être qui la prend ; c’est là que les yeux se ferment abandonnant à l’âme le soin de voir le douloureux et tendre vase d’où, frisson à frisson, s’élève et s’exhale l’extase qui tue et revivifie le désir... ”
“ Sa bouche ardente et fraîche tout ensemble laissait comme du miel s’en aller en chansons entre les pâles essaims des dents ; et sa gorge était de roses épuisées dans l’échancrure étroite et la haute blancheur du col. Il chantait. Les notes unies du hautbois, du violon et de la harpe soulignaient la limpidité de sa voix. La méthode savante de son chant comblait de jeune gravité la puérilité de son adolescence et le faisait homme à demi. Il eût été viril tout à fait si la gracilité ravissante de sa voix n’eût dénoncé l’élan encore incomplet de sa chair vers la puberté. ”
“ Bien qu’elle eût franchi le seuil douloureux et déjà lointain de la quarantaine, Déah se vouait exclusivement aux rôles d’éphèbes. Il semblait même qu’à cet âge — où les femmes ne se peuvent consoler du vide fait autour de leurs autels par la dispersion implacable des attraits impuissants à retenir les lévites d’amour, — la comédienne eût trouvé dans l’incarnation des grâces infinies de l’éphèbe, une source de Jouvence où se retrempait sa maturité. Et tous les rôles la séduisaient s’ils lui donnaient la joie morbide de se dévêtir en formes sveltes de jeunes hommes ”
“ L’instant paraît à Julien d’une solennité terrible ; il craint l’audace effroyable de ses paroles qui peuvent à jamais tout briser... Mais Jeannine souffre, la plaie est douloureuse et, douloureux, le pansement soulage sa fièvre... Elle ne se sent plus la force de résister à l’appel du jeune homme. Elle ignore tout de ses intentions, et l’énigme se dresse des suites de son aveu ; mais quand même il lui faut crier et pleurer sa faute et que quelqu’un l’absolve ou la maudisse... Tout plutôt que la solitude de sa douleur et de son angoisse ! ”
“ Mme Marcelot et Nine ayant été invitées à cette fête dont tout Paris s’entretint pendant une semaine, Jeannine en rapporta toute une moisson de délices. Ce que, jeune fille, elle imaginait de la grâce, de la séduction viriles et de ce je ne sais quoi d’autre encore dont s’inquiétait sa chair, se dessinait, s’offrait exquisément en Luc-Chérubin. Il n’était pas jusqu’aux parures fraîches, jusqu’aux velours caressants, jusqu’au tissu de soie blanche qui firent si bleues et si blanches les formes adorablement jeunes et voluptueuses du petit comédien — qui ne la ravissent de bonheur. ”
“ Nine n’oublie rien. Luc est à elle ! Elle est à Luc ! Et Julien tremble d’ignorer et de savoir... Et des existences d’hommes se meuvent entre ces souffrances et ces joies dans le but unique de saisir un jour entre des bras, de boire entre des lèvres un peu d’une vie qui côtoie la leur et dont la beauté s’exprime auprès d’eux dans le mouvement furtif d’une main délicate, dans un regard, dans un souple contour de chair... Julien aspire l’âpre joie d’avoir, sur la toile, à jamais fixé la beauté de son ami, puis offert cette vision claire aux gourmets de sensations rares. ”
“ Au jugement très expert de Jeannine, et à celui plus éprouvé encore de Julien qui les connaît, ils ne valent pas à eux deux la grâce virile de Luc Aubry, la grâce fougueuse, jolie, élégante, presque trop raffinée, très énervante et très parfaite de cet adolescent qu’est Lucet. Les deux autres sont des filles, plus beaux que des filles, surtout Edouard avec ses yeux bleus, l’or léger de ses cheveux, son petit nez de marquise, son menton comme poudrederisé et sa bouche de baby ; mais deux filles quand même ! Julien et Nine ont horreur de cette équivoque. Luc est un homme en fleur ! ”
“ Il y en a de rose-thé extrêmement pâles, et de roses un peu plus soutenus mais toujours très attendris ; c’est Julien qui les a choisis. Alors !... Et pas en soie — la soie donne un brillant ridicule aux jambes — en fil ; le fil a, lui, une diaphanéité et une matité qui se rapprochent excellemment de la chair ; et les mailles en sont plus fraîches. C’est un rose-thé pâle que prend Lucet après avoir hésité un peu. Dans le tiroir un gros sachet d’iris a semé son frais arôme ; le maillot embaume entre les mains de Luc. ”
“ Croyait-il, car Jeannine était seule à l’exclusion des autres femmes à exercer ce mystérieux pouvoir sur le jeune peintre. Encore cette mainmise sur son esprit et sur son cœur prenait-elle surtout sa force dans l’amitié de Lucet pour Nine. Il semblait à la sensibilité morbide de Julien qu’un peu de Luc rejaillît sur la jeune fille et qu’il le pouvait aimer ainsi. Chaque contact des deux enfants développait ce partage impondérable ou cette invisible communion ; et Julien aimait sa jolie Nine à travers les beaux yeux de Lucet. ”
“ Et dans la solitude de ce merveilleux atelier où demeure encore suspendu au grand chevalet et contenu en un cadre ruisselant d’or son Daphnis et Chloé, Julien n’a de pensée que pour Nine et pour Luc. Il a pu, en n’accordant aux femmes que la surabondance de sa vigueur, sans amour, sans étreintes, résister à toutes, même à celles qui guettaient comme des louves en rut l’abandon passager de son jeune corps robuste, de ses lèvres tentatrices, et rester son maître et ne s’attacher qu’à ces deux enfants. Pour Nine, l’avenir n’a pas de secret, il sera ce qu’il lui plaira de le faire. ”
“ Un sacrifice est toujours un sacrifice ; il entraîne avec soi des douleurs qui se peuvent réveiller un jour, des soumissions qui menacent de se révolter au moindre heurt. Oui, certes, les deux amis s’étaient séparés affectueusement. Julien voulait reconnaître d’ailleurs qu’en tout ceci Luc restait excusable : Nine était venue s’offrir !... Mais quels efforts Lucet dut faire sur lui-même pour surmonter la défaillance de son être tout acquis à Nine et Julien ! Que de fois, au plein milieu de ses amusements, la misère de ses joies lui fut déchirante jusqu’aux larmes ! ”
“ Nine ne pense à rien au delà, pas même à Julien qui l’aime... Nine ne pense pas au delà... Elle demeure sur cette angoissante sensation : Luc passe auprès d’elle ; elle peut le prendre, elle peut le perdre irrémédiablement ! L’Élu pour lequel s’ouvre sa chair, se brise son cœur et se déchire son âme, glisse, imprenable, tel un beau cygne au large d’un lac enchanté, sans qu’elle reçoive rien de lui, rien de cet amour dont s’illuminent les heures dernières de son adolescence... Elle va être femme, lui homme ! Ce sera fini à jamais de la fraîcheur divine des baisers. ”
“ Julien, Luc et Jeannine s’arrachent tous trois l’un à l’autre et demeurent seuls, prêts à pleurer. Et cependant, qu’il eût été agréable ce bout de causerie, ensemble, dans le confortable équipage ! Tandis que tout seul, comment va s’arranger Lucet ? Comment ? retombé parmi la cohue indifférente des rues... Dans l’escalier étroit et poussiéreux des loges, de fauves odeurs de chair se mêlent aux cosmétiques criards des femmes ; les figurants et les figurantes empoisonnent le suint ; la chaleur devient insupportable qui fait jaillir par bouffées la sueur au visage, sous les yeux. ”
“ Nine sent bien que si elle osait il serait accueillant et doux et fraternel, parce qu’elle le voit souffrir. Nine avait vu cela depuis longtemps, mais depuis qu’elle-même souffre atrocement elle ne voit pas, elle sent cela. Julien a de beaux yeux, comme Luc, moins jolis, meilleurs ; moins railleurs, plus fins ; moins spirituels, plus sûrs ; moins enfants, plus... oui, plus fraternels. Mais c’est une folie, pense-t-elle, de songer à l’instruire de ces craintes qui maintenant tenaillent sa chair et torturent par avance son jeune ventre encore tout exténué et ravi des audaces de Luc. ”
“ Mais quoi ! va-t-il vraiment meurtrir l’exquis adolescent dont les mains pâles se joignent en une presque supplication, dont la voix s’essore en des mots perdus sous la musique délicieuse et jeune des lèvres frémissantes... Julien se souvient de Daphnis, il voit Iohanam... Il aime Chérubin... Et Luc rassemble toutes ces images dans sa beauté enchanteresse qui, en cette minute, atteint une plénitude à jamais sans égale par la chair exaltée dans son animalité même, divinement provocante, dans l’éclat charnel des lèvres et les feux hyalins des yeux et l’ambre caressé des membres superbes !... ”
“ « N... de D !... » débordant d’éloquence brève, et dont la douceur un peu bourrue pénétra de joie le cœur de Julien. Jules Bréard ne se gêna guère pour complimenter devant Luc même, en le détaillant de la tête aux pieds sous sa courte tunique et son maillot aux blondes carnations, le goût parfait de son fils et l’exquise beauté du jeune acteur. Le maître était sensé comme il était bon ; le compliment, aussi flatteur pour Lucet que pour Julien, négligea la pointe maligne où s’étalait d’ordinaire la sottise des gens avides de créer ce dont leur sale pruderie veut paraître s’alarmer. ”
“ Julien éloigne de lui le calice ; mais si le calice contient l’amertume, le goût savoureux d’un amour impossible en jaillit aussi ; et l’âme de Julien s’exalte dans la réalité prochaine de l’irréalisable... Jamais, plus qu’au moment où le fruit adoré de sa chair va s’épanouir et naître et crier au jour, l’image de Luc ne lui paraît aussi précieuse ; jamais la vie, l’être vivant, à ses yeux d’artiste ne révèle une plus complète affinité avec les sentiments élevés, les sensations voluptueuses qui font, en nous, se pâmer toutes nos facultés aiguisées... ”
“ Luc riait de ses lèvres fleuries, et ses yeux riaient aussi dans l’ombre des cils très longs ; ses beaux yeux dont les larges prunelles du vert bleuâtre et doux des oliviers luisaient d’hyalines clartés sur le rouge vif de sa robe d’enfant de chœur. Et les angelots des images n’étaient ni si jolis avec leurs regards de lapis, ni si légers en leurs écharpes célestes, que lui dans sa soutanelle de pourpre et son rochet de dentelles. L’avait-il assez souvent grondé ! le pauvre vicaire, sans qu’aucunes fois la dissipation regrettable se fût résolue à la contrition. ”
“ Il attend des cris ; il prévoit une lutte ; il veut se défendre et tremble cependant d’ajouter à la blessure de l’âme qu’il vient de frapper, une blessure effective dont pourrait s’affliger l’ami très cher que l’effervescence de sa virilité n’a pas su épargner. Il attend des cris... Julien reste muet !... Ce silence absolu qu’exalte le moindre bruit, cette obscurité profonde dans laquelle Luc sent un ennemi d’autant plus terrible qu’il ignore la douleur possible de son affection brisée — ce silence indécis et absolu et cette obscurité broient le cœur de Lucet. ”
“ Est-ce que Julien attendait que Luc allât vers Nine, ou cette chose amusante d’énormité : que Nine allât vers Lucet ?... Non, vraiment !... Julien se maudit pour imaginer de telles aventures, comme dans les romans... Il se répète : comme dans les romans !... La réalité paisible surmonte en lui le rêve douloureux et coupable ; il n’a qu’à regarder et sentir la tranquillité rassurante du parc... Ses lèvres balbutient l’hymne de respect qui de son cœur s’élève et confond les deux chères figures, l’ami et l’amante, dans la même affection sans égale... ”
“ À peine a-t-il le temps de maudire doucement ces femmes qui ne sont jamais prêtes et ont retardé sa venue ! Luc s’informe ; elles sont là, dans une première loge, un peu de côté ; elles verront bien Lucet dans sa grande scène où, pâtre amoureux de la Magdaléenne, il invective son amante en insultant le Nazaréen... À peine a-t-il le temps, Julien ; il lui faut examiner Luc, le complimenter du costume qui moule son adolescente nudité avec une précision délicieuse et ne cache ce qu’il ne saurait montrer que pour rendre plus captivant le mystère des formes dérobées. ”
“ Il veut se lever, essayer d’une résistance héroïque dans l’état de ses sens ; il veut protester de son respect, être le frère aîné de Nine et non pas l’amant... Le souvenir de Julien l’inquiète aussi ; mais il tremble de prononcer ce nom qui ferait se dissoudre la joie tumultueuse de posséder Jeannine... Et Jeannine que la bouche adorable et les bras nus de Lucet ont grisée plus encore que l’atmosphère de cette chambre où des feuillages d’automne et le pollen affolant des roses et la tiédeur du lit se répandent et sinuent en luxurieux arômes, Jeannine brave les scrupules de Lucet. ”
“ Il a conscience, sinon de renverser tout à fait l’Aphrodite exigeante, la Vache d’Or accapareuse, sotte, avide, cruelle, haineuse — au moins d’opposer à son image poncive et polluée, appât destructeur offert au rut, l’image de la réelle et toujours neuve Beauté. Moins que jamais il la veut dérober l’Icône, à l’insu d’elle-même, en silence adorée ; et Luc se repose sur l’amicale assurance de Julien. Comme ils sont sans reproche l’un et l’autre, il ne leur déplaît pas que tout Paris apprenne leur amitié quelque étrange qu’elle soit. ”
“ Pauvre Julien !... Comme Nine tremblait dans l’étreinte qu’elle-même est venue chercher pour dissiper sa terreur de petit oiselet affolé ! Certes, Luc ne se peut reprocher le double crime de cette rencontre ; crime contre Julien ; crime contre sa fiancée ! Cette rencontre, rien ne la pouvait présager. La surprise en demeure souverainement attendrie et berceuse d’espoirs au plus profond de sa chair. Sa bouche, ses mains, par le seul souvenir si proche, gardent le doux émoi de la possession incomplète et trop rapide. Il n’est pas coupable de l’avoir retenue. Julien ne peut le lui reprocher. ”
“ Et tout, tout le corps qu’il connaît si bien et qui s’exprima cette nuit même dans l’audacieuse nudité qui désarma sa colère et déchira son cœur d’un impossible amour, tout ce corps se devine dans l’équilibre de la marche, et chaque mouvement exquis de cette nudité virile qui crie la continuité magnifique de l’œuvre charnelle, a pâli le jeune visage adolescent de Lucet, troublé la tranquillité de ses yeux clairs, excité la sensualité de cette bouche splendide, et fécondé de son mâle épuisement le ventre charmé de Nine... ”
“ C’est lui qu’elle veut. Ce n’est pas tel gros critique au visage libidineux et pervers en quête de femmes grassouillettes, ce n’est pas le ministre Malassy, cuistre qui paonne et fait le vide autour de soi ; ce n’est pas celui-ci, ni celui-là épanoui en la courte roue du geai, ce n’est même pas Julien qui baise la main tendue de Déah en échange d’un sourire affectueux de la comédienne, non ce n’est pas même Julien, c’est Luc Aubry. Et ses doux yeux effilés marqués de kohl couvrent de caresses joyeuses l’adolescent, mieux, l’éphèbe accompli. ”
“ Car Julien se rend compte enfin de la place que prend dans sa vie quotidienne l’exquis adolescent, le gentil Luc aux yeux du vert bleuâtre et doux des oliviers. Il en a bu comme un philtre divin l’âme savoureuse. Dès lors il a peur du désir que l’âme seule ne satisfait plus, il souffre et se maudit de cette attirance douloureuse contre laquelle il n’a pas le courage de lutter. Cette nervosité maladive, dégagée soudain par la rencontre de Luc enfant chez Déah Swindor, ici, à Moult Plaisant, s’exaspère au delà de tout ce que Julien pouvait craindre. ”
“ Lucet, avec la musique câline et fraîche de sa voix, le velouté rose et mouillé de ses lèvres !... Et l’image se précise. Toute la pensée de Nine s’égare parmi les méandres souples de ce corps de jeune homme dont la nudité s’impose à son esprit en un détail minutieux... S’il pouvait seulement permettre que sur son cou joli, joli quand, en se penchant, il découvre la nuque aux belles lignes simples, lisses, comme d’un Antinoüs adolescent... s’il pouvait seulement permettre un baiser là, à un certain endroit que Nine vient de choisir soudain... ”
“ Julien s’est arrangé pour que jamais, malgré son désir, Lucet ne rencontrât le modèle de sa Chloé d’ailleurs reléguée au second plan. Mais il rêve à la Chloé qui sentira un jour sur sa chair apeurée et ravie les étreintes, les baisers et la chair en joie de ce Daphnis. S’il désire pour lui Chloé, vierge en qui se répéterait son image merveilleuse, il craint, pour cette belle image de Lucet, Lycénion. Et quand, le matin, des lignes violacées cernent les yeux de son petit modèle, Julien interroge ses regards et redoute la science de cette femme... ”
Termes fréquents
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