Victor Fournel,
Rome capitale, impressions d'un chroniqueur
(1874)
“ Sans la croix, le Colisée n'est plus qu'un abattoir gigantesque, une ruine qui sent la mort et qui pue le sang. C'est elle qui le relevait et qui en marquait la grandeur. Elle était devenue partie intégrante du vaste amphithéâtre des Flaviens; elle taisait corps avec lui dans l'imagination et le souvenir. Reparaîtra-t-elle sur sa base lorsque les fouilles seront à leur fin? Il est plus que permis d'en douter. Avec la croix et les quatorze autels semés autour de l'enceinte, a disparu du Colisée cette végétation poétique qui faisait la joie des botanistes, des peintres et des poëtes. ”
