Alphonse de Lamartine,
Les confidences
“ Maintenant, quand je recherche bien dans ma pensée toutes mes impressions de Rome, je n’en trouve que deux qui effacent, ou qui, du moins, dominent toutes les autres : le Colisée, cet ouvrage du peuple romain ; Saint-Pierre, ce chef-d’œuvre du catholicisme. Le Colisée est la trace gigantesque d’un peuple surhumain, qui élevait, pour son orgueil et ses plaisirs féroces, des monuments capables de contenir toute une nation. Monument rivalisant par la masse et par la durée avec les œuvres mêmes de la nature. Le Tibre aura tari dans ses rives de boue que le Colisée le dominera encore. ”
