Charles-Marguerite-Jean-Baptiste Mercier Dupaty

Résumé

Charles-Marguerite-Jean-Baptiste Mercier Dupaty Lettre sur l'Italie, écrites en 1785… (1824)

AU CAPITOLE. Il
Italie, empire du soleil! Italie, maîtresse du monde! Italie, berceau des lettres! je te salue.
Combien de fois la race humaine te fut soumise, tributaire de tes armes, de tes beaux-arts et de ton ciel !
Un dieu quitta l'Olympe pour se réfugier en Ausonie. L'aspect de ce pays fit rêver les vertus de l'Age d'Or ; et l'homme y parut trop heureux pour l'y supposer coupable.
Rome conquit l'univers par son génie, et fut reine par la liberté. Le caractère romain s'imprima sur le monde ; et l'invasion des barbares, en détruisant l'Italie, obscurcit l'univers entier.
Source : Gallica

Charles-Marguerite-Jean-Baptiste Mercier Dupaty Lettre sur l'Italie, écrites en 1785… (1824)

Le peuple, en Toscane, est heureux.
Les souverains ont un moyen sûr de soumettre l'aristocratie dans leurs états ; c'est d'armer contre elle le peuple : un moyen sûr d'armer contre elle le peuple, c'est de faire qu'il soit heureux.
Vainement les grands frémissent, quand le peuple ne gémit pas : vainement les grands remuent, quand le peuple reste tranquille. Les princes veulent être absolus ; les nobles veulent être indépendants ; le peuple veut être heureux.
Il n'y à que la misère ou le fanatisme qui puissent soulever le peuple. Le bonheur du peuple de Rome explique les jours de Néron.
Source : Gallica

Charles-Marguerite-Jean-Baptiste Mercier Dupaty Lettre sur l'Italie, écrites en 1785… (1824)

LA FONTAINE DE VAUCLUSE.
IDYLLE.
Ce n'est pas seulement sur des rives fertiles Que la nature plaît à notre œil enchanté : Dans les climats les plus stériles Elle nous force encor d'admirer sa beauté.
Tempé nous attendrit ; Vaucluse nous étonne : Vaucluse, horrible asile où Flore ni Pomone N'ont jamais prodigué leurs touchantes saveurs, Où jamais de ses dons la terre ne couronne L'espérance des laboureurs.
Ici, de toutes parts, elle n'offre à la vue Que les monts escarpés qui bordent ces déserts.
Et qui, se cachant dans la nue, Les séparent de l'univers.
Source : Gallica

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