H. Taine, L’Italie et la Vie italienne, souvenirs de voyage
“ Un Romain, une Romaine mettent sur eux tout l’argent qu’ils gagnent ou qu’on leur donne. Ils se nourrissent peu et mal, mangent des pâtes, du fromage, des choux, du fenouil ; point de feu l’hiver ; leurs meubles sont misérables, tout est pour l’apparence. On voit dans les rues, au Pincio, quantité de femmes en superbes manteaux de velours, une foule de jolis jeunes gens frisés, en gants neufs : le dessus est pimpant, reluisant, frais ; mais n’allez pas jusqu’au linge. À côté de la paresse fleurit l’ignorance, comme un chardon à côté d’une ortie. ”
