E. Beulé, Études et portraits du siècle d’Auguste…
“ Déjà les délateurs reparaissaient, déjà ils se faisaient écouter, déjà la nièce de l’empereur, Julie, avait dû sauver de la mort le consul Ursus, qui n’avait pas craint de blâmer son maître. Domitien glissait sur la pente fatale qui avait conduit ses prédécesseurs à l’assassinat et à la scélératesse. La fortune vint à son secours en faisant éclater une guerre sérieuse ; il put quitter Rome, secouer le vertige qui le gagnait, courir à des victoires qui laveraient ses mensonges et satisfaire enfin l’ambition de toute sa vie, jusque-là déçue. ”
