Paul Féval

Résumé

Paul Féval Les Cinq

Mlle d’Aleix voulut répondre. Du geste, le marquis lui imposa silence.
— Oui, murmura-t-il en se parlant à lui-même : j’aimerais le fils de Domenica comme je n’ai rien aimé en ce monde ! Je l’aimerais plus que je n’ai aimé Domenica elle-même : je sens cela !
Il essuya avec son mouchoir le sang qui mouillait la cicatrice et furtivement il porta le mouchoir à ses lèvres.
— Mon père ! s’écria Édouard frémissant d’émotion. Vous êtes mon père et vous m’avez reconnu !
Aucune force humaine n’aurait pu retenir ce cri dans sa poitrine.
M. de Sampierre secoua la tête avec une solennelle tristesse.
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Paul Féval Les Cinq

C’était peut-être lui qui m’aurait aimé !
— Peut-être, fit Pernola comme un écho.
M. de Sampierre le regarda, et dans ses yeux mornes une flamme s’alluma.
— Est-ce de lui que vous allez me parler ! demanda-t-il.
— C’est de lui, répondit Pernola.
Mais au lieu de poursuivre, il traversa toute la largeur de la chambre et posa une chaise au-dessous du quatrième portrait : celui qui se cachait derrière un crêpe.
— Que faites-vous, Giambattista ! balbutia le marquis d’une voix altérée.
Pernola ne répondit pas. La soie noire qui voilait le portrait, tirée brusquement, glissa sur sa tringle.
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Paul Féval Les Cinq

Êtes-vous lucide ?
— Oui, répondit la baronne faiblement.
— Eh bien ! trésor, je vais vous dire : j’ai envie de savoir comment cette fameuse bague est venue en votre possession. Contez-moi ça !
Laure eut besoin de toute sa force pour réprimer un mouvement de joie. Le sourire vint jusqu’au bord de ses paupières, mais elle le cacha derrière ses sourcils froncés.
— Je ne veux pas, répliqua-t-elle, pourtant, à voix basse.
— Bon ! fit Domenica, je m’en doutais bien ! mais moi, je veux, et vous savez que vous ne pouvez pas me résister.
— Je ne veux pas ! répéta Laure avec plus de force.
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