Résumé

Léopold Stapleaux Les cocottes du grand monde (3e édition… (1879)

En vain Mlle Francine chercha à la distraire.
— Laisse-moi, finit par lui dire la petite baronne, qui tutoyait sa camériste à la manière des grandes dames du dix-huitième siècle, il me plaît de rester à cette fenêtre, mais je voudrais être seule.
— Bien, madame la baronne, on s'en va.
A cette réponse, Diane releva vivement la tête.
- J'espère bien, dit-elle, que c'est la dernière fois que tu m'appelles madame la baronne. Je suis désormais Mme Laroche, ne l'oublie plus, je t'en conjure ; je ne veux pas être reconnue, je cherche l'obscurité et l'oubli.
Source : Gallica

Léopold Stapleaux Les cocottes du grand monde (3e édition… (1879)

Il est vrai que M. de Chagny n'aimait pas Hermine comme lui aimait Diane.
Hermine n'avait, de la pure, de la chaste Diane, que la beauté, tandis que celle qui s'appelait jadis mademoiselle de la Roche-Carignan était un ange qu'un démon avait précipité dans la fange de la trahison et de l'adultère.
Toutes ces pensées traversèrent le cerveau du colonel comme un éclair.
Le petit homme jaune poursuivit :
— Un duel peut avoir le plus honorable motif pour cause ; vous vous êtes sans doute battu tout comme un autre ?
— Oui, répondit Karl, une fois.
— Ah ! Quand cela, monsieur le baron ?
Source : Gallica

Léopold Stapleaux Les cocottes du grand monde (3e édition… (1879)

M. Poussiez était pâle, la serviette qui lui serrait le front avait été presque complètement teinte par son sang, ses lourdes coquilles de noix hermétiquement closes gardaient une immobilité de cadavre ; enfin, des lèvres pâles du blessé ne s'échappait qu'un souffle si faible qu'il semblait devoir s'arrêter brusquement d'un moment à l'autre.
La nuit, la lutte, l'état du blessé, les menaces de Mme Hortense, l'horreur du milieu dans lequel elle se trouvait, inspirèrent alors à Diane une terreur folle.
Elle n'eut plus qu'une pensée: fuir, fu ir à l'instant sans perdre une minute, une seconde !
Source : Gallica

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