Claude Genoux,
Mémoires d'un enfant de la Savoie…
(1870)
“ Dans ce premier moment d'indépendance, il lui faut, ou le plus grand courage, ou la plus grande insouciance, pour ne pas se lamenter de. cet isolement qui lui pèse. Cet état de l'âme, inhérent à toute faiblesse humaine, était donc celui de notre jeune aventurier. Aussi, quand, après une heure de marche, il vint à jeter les regards en arrière, dès qu'il ne vit plus la bonne ville de Chagny, Chagny, où il laissait tout ce qui pouvait lui rappeler la patrie, il sentit ses nerfs se contracter et l'émotion l'étouffer jusqu'à lui fendre le cœur. ”
