Résumé

Victor Pellissier Les Mobilisés de Saône-et-Loire en 1890… (1878)

Assurément, il eût été difficile d'absorber plus audacieusement des troupes qui ne vous étaient pas destinées et d'usurper plus effrontément un commandement qui ne vous appartenait pas. Mais l'état-major des Vosges n'y regardait pas de si près.
Se créer une armée malgré le Gouvernement et peut-être même contre lui; tel était son but, et, pour arriver à ce but, nul moyen, quelque déloyal qu'il fût, ne lui répugnait. Nous le verrons
bientôt, à Dijon, employer les délations, les calomnies, et s'efforcer de désorganiser tout commandement qui ne lui appartenait pas.
Source : Gallica

Victor Pellissier Les Mobilisés de Saône-et-Loire en 1890… (1878)

Ainsi, voilà une compagnie équipée à grands frais, montée en partie par l'Etat, en partie par le patriotisme des citoyens, qui est retenue à Mâcon, oisive, pendant que le commandant supérieur et les chefs de légion, luttant à Dijon contre l'ennemi, n'ont pas un seul cavalier pour faire porter leurs ordres et en réclament à grands cris. Les mobilisés de Saône-et-Loire, en se faisant tuer à Dijon, n'agissaient-ils donc pas dans l'intérêt et pour l'utilité du département?
Source : Gallica

Victor Pellissier Les Mobilisés de Saône-et-Loire en 1890… (1878)

M. Ferret résista avec courage à la tendance que manifestaient une partie du comité et le préfet lui-même, à faire refluer sur Lyon et le Midi nos vins, nos céréales , nos chevaux , notre bétail, nos voitures, sous prétexte de faire le vide et d'affamer l'ennemi. Il démontra qu'il était indispensable d'en laisser une partie dans le pays, que l'ennemi s'emparerait de ce qu'on aurait laissé ; qu'en ce cas, au lieu d'affamer les Prussiens, on condamnerait les habitants du département aux privations et à la famine, et qu'en définitive la mesure proposée ne pouvait avoir d'autre résultat.
Source : Gallica

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