Résumé

La Bourgogne pendant la guerre et l'occupation allemande… (1875)

Le 2e régiment, arrivant par le sud, devait avoir pris en flanc le talus du chemin de fer. — Debout ! hurrah ! en avant! On marchait littéralement dans des mares de sang, sur des monceaux de cadavres, français pour la plupart, (au milieu d'eux un grenadier rendait le dernier soupir) ; — il fallait passer par-dessus tout cela ! Dans les fossés, les morts ou les blessés étaient les uns sur les autres. Le lieutenant de Noël, les pieds dans le fossé et la partie supérieure du corps dans les vignes, était là expirant, la croix de fer sur la poitrine, le visage encore coloré.
Source : Gallica

La Bourgogne pendant la guerre et l'occupation allemande… (1875)

Le service d'éclaireurs, dans toutes les autres directions, fut confié à notre excellente cavalerie.
Comme il est facile de le voir, le plan consistait à cerner l'ennemi autant que possible.
Pendant ce temps Garibaldi avait aussi pris ses positions. Il s'était avancé avec le gros de sa colonne au delà de Darois sur la route de Dijon. Protégé par une nuit complétement obscure et une pluie continue, son avantgarde se porta jusqu'à Hauteville, et à la gorge qui de Plombières monte au nord vers la route, immédiatement en face de nos extrêmes avant-postes.
Source : Gallica

La Bourgogne pendant la guerre et l'occupation allemande… (1875)

Dimanche matin, à six heures, marche contre l'ennemi, qui s'opposa à nous au moment où notre infanterie sortait d'un défilé. Le feu le plus nourri empêcha notre batterie, au moment où nous sortions ventre à terre de la forêt, de pouvoir prendre position assez loin en avant de l'infanterie. Des masses, toujours de plus en plus considérables, se développaient sur les hauteurs qui nous faisaient face.
Source : Gallica

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