F.-E. Belly, La Savoie, Chambéry, Aix-les-Bains… (1868)
“ Muse, tu ne sens plus sur ton brûlant visage La brise, serpentant le long de ces rochers, Qui vient rider les flots expirant sur la plage, Où le soir chantent les nochers ; Le sifflement aigu des balles, Le bruit du canon, des timbales, Au loin épouvantant les airs, Font passer sur ton front l'orage des batailles Qui, du fier Montmélian couronnant les murailles, Fera de tant de preux la pâture des vers. Que de peuples viendront mourir sur cette terre, Transportant de l'Aurore ou du Septentrion Leurs enseignes de gloire et leurs tentes de guerre, Ne pouvant y planter qu'un jour leur pavillon ! ”
