Charles-Félix-Marie Trédicini de Saint-Séverin, Un régiment provincial de Savoie en 1792 (1881)
“ « Si l'on ne peut sauver la patrie, dit-il à ses compagnons, il faut au moins mourir avec elle. Pour moi, je n'ai plus qu'un coup de fusil à tirer ; mais je veux vendre chèrement ma vie. » Il se place en embuscade sur le bord de la vallée, attend le passage du général d'Oraison, qui commande les troupes de la République, l'ajuste et fait feu. Heureusement l'arme ne part pas ! elle épargne aux insurgés un meurtre inutile et peut-être une vengeance qui aurait pu s'étendre sur toute la vallée. ”
