Résumé

André Folliet Les volontaires de la Savoie, 1792-1799… (1887)

« Vous avez dans votre corps d'armée, lui écrivait-il de Meximieux le 8 juillet, un très grand nombre de braves qui sauront s'ensevelir
sous les ruines de la patrie, ou la sauver. Nous ne pouvons vivre sans honneur, et la mort est mille fois préférable au sort affrenx qui nous attend. — Donnez vos ordres positifs, ils seront à l'instant exécutés. Donnez-moi l'ordre d'attaquer l'ennemi, appuyé par la division Maransin ; faites-moi soutenir par la division Curial, et demain, les Autrichiens seront punis de leur audace et de leurs prétentions à nous anéantir et à détruire notre indépendance ».
Source : Gallica

André Folliet Les volontaires de la Savoie, 1792-1799… (1887)

Un de nos chasseurs était l'autre jour à une découverte; le brouillard était épais; à peine se voyait-on à dix pas. Il tombe sans s'en douter sur un poste de six Croates ; il se jette derrière une pierre et laisse tirer l'ennemi; ensuite, il ajuste son coup, en tue un. Quatre veulent l'emporter, il en reste un cinquième ; mais notre chasseur lui tomba dessus et nous l'amena prisonnier. Ce petit trait de bon sens et de courage m'a d'autant plus fait plaisir que ce jeune homme est du Mont-Blanc.
Source : Gallica

André Folliet Les volontaires de la Savoie, 1792-1799… (1887)

Le premier poste retranché est attaqué; après une petite résistance il est à nous et à chaque pas l'on fait quelques prisonniers. De là, l'ennemi se replie sur une seconde redoute plus forte que la première et y fait une résistance opiniâtre. Elle ne fait qu'enflammer le courage des grenadiers et le sous-lieutenant de ceux de la Lozère, ennuyé de ne pouvoir en chasser cinq ou six de ceux qui s'y tenaient encore, saute le retranchement, tombe avec son sabre sur l'un d'eux, mais son sabre se casse.
Source : Gallica

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