Charles Buet,
Le Maréchal de Montmayeur, 1465
(1878)
“ Louange à Fésigny ! Montmayeur, livide, l'œil brillant d'un éclat fébrile, se leva. Il saisit la coupe d'une seule main et s'écria, avec un accent empreint d'une sombre amertume : — C'est donc à mon tour de prononcer un souhait, de boire à ce que j'aime le plus au monde. Ce n'est pas à quelque prince famélique, banni de son domaine, persifflé et bafoué, que je songe !. Ce n'est pas à la patrie, vaine idole que tout être intelligent renverse à ses pieds, et que n'adorent plus que les niais. Que m'importent le prince, moins puissant que moi, et la patrie qui m'accompagne partout où je vais ?. ”
