Résumé

Jean André de Luc Histoire du passage des Alpes par Annibal… (1818)

Quand on compare Polybe et Tite - Live comme historiens, et non comme écrivains, on est frappé du contraste total qui existe entre ces deux auteurs. Le premier est d'une exactitude si remarquable, qu'elle excite l'étonnement et l'admiration : toutes ses descriptions, toutes ses distances, sont conformes aux lieux actuels ; jamais il ne fait faire à l'armée un pas hors de la route naturelle, ou une marche trop longue ou trop courte.
Source : Gallica

Jean André de Luc Histoire du passage des Alpes par Annibal… (1818)

Nous venons de voir que, par la route que Tite-Live a fait prendre à l'armée carthaginoise, nous sommes forcés de placer au Mont-Genevre le défilé par lequel cette armée avoit pénétré dans les Alpes. Cependant nous n'y trouvons
point de défilé , point de rocliers escarpés, point de ces précipices que Tite-Live, avec ses exagérations accoutumées , représente comme des profondeurs immenses , des abîmes épouvantables.
Source : Gallica

Jean André de Luc Histoire du passage des Alpes par Annibal… (1818)

On y trouvera non-seulement le même sens, mais souvent les mêmes expressions ; on verra d'une manière convaincante que , sur les circonstances de la marche d'Annibal, Tite-Live n'a fait que traduire Polybe , en retranchant toutefois des particularités essentielles , telles que les distances et une partie du journal de l'expédition, c'est-à-dire de l'emploi de chaque jour, depuis le passage du Rhône jusqu'à l'arrivée au pied des Alpes du côté de l'Italie, et en ajoutant aussi de temps en temps des circonstances qui sont la plupart en contradiction avec la position et la nature des lieux.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature