William Morton Fullerton

William Morton Fullerton

Résumé

Portrait de William Morton Fullerton William Morton Fullerton Au seuil de la Provence : le Rhône cévénol (1923)

PRIVAS : LE VIVARAIS.
Je reviens au Rhône. Nous l'atteignons à la Voulte, où commencent les calcaires jurassiques. Nous sommes descendus du haut plateau par la gorge de l'Erieux, qui rivalise en beauté avec celle du Doux ; c'est toujours le pays de Diane. Le pittoresque de l'Ardèche est d'une variété et d'une sauvagerie que peut-être le Portugal seul en Europe peut présenter. Mais cette partie des Cévennes est trop accessible ; elle ne sera jamais célèbre.
Le chef-lieu de ce département, Privas, est juste en arrière de la muraille du Rhône, sur une des premières terrasses de la montagne.
Source : Gallica

Portrait de William Morton Fullerton William Morton Fullerton Au seuil de la Provence : le Rhône cévénol (1923)

Je sors enfin des sapinières spectrales pour déboucher sur une haute terrasse inondée de lune. C'est le plateau de Sainte-Agrève, à plus de 1000 mètres au-dessus de la mer. C'est comme si un pré automnal de Normandie avait été hissé en plein air. Cette vaste table-land, au point de jonction des routes du Rhône et des routes de la Loire, est depuis des siècles défrichée. Une voie romaine, avec ses pavés encore intacts, descend de la citadelle de Saint-Agrève — et du mont Chiniac où se trouve le château de Clavieri — sur le Puy, et par l'autre versant sur le Rhône.
Source : Gallica

Portrait de William Morton Fullerton William Morton Fullerton Au seuil de la Provence : le Rhône cévénol (1923)

Voici la ville type de la rive droite du Rhône : le grand fleuve, après une belle courbe, coule entre deux hauteurs presque à pic, qui laissent juste assez d'espace sur l'une et l'autre berge pour deux villes liées entre elles par deux ponts suspendus. On se croirait aux bords du Rhin, lorsqu'on arrive sur les quais de Tournon à la tombée de la nuit et lorsque, montant sur un de ces ponts, l'on voit le croissant de la lune éclipsé doucement par la grande ombre des collines. Le Rhône s'en va fougueux à la mer. Les noirs gouffres tourbillonnent autour des piliers avec un murmure sourd.
Source : Gallica

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