Adolphe Pieyre,
Débora la bohémienne
(1878)
“ Un caprice de la nature, un déluge inconnu, a transformé un pays plat en contrée excessivement pittoresque. Des montagnes presque inaccessibles, des vallées profondes , des rivières roulant sans cesse leurs eaux limpides, tel est le lot des Cévennes. Au sein de ces horreurs naturelles, le pin vit à côté du châtaignier, et, sur le flanc de quelque précipice, le mûrier, insolent comme un parvenu, étale ses rameaux soyeux. Tels sont du moins les spectacles que nous offrent les hautes Cévennes, la patrie du hêtre au feuillage noir ; mais la scène va changer comme par enchantement. ”
