Robert Louis Stevenson,
Voyage à travers les Cévennes avec un âne
(1901)
“ Il n’hésita pas à y installer son campement. Quand il eut pris ses arrangements et donné à manger à Modestine, le jour était à son déclin. Il se boucla les jambes jusqu’à la ceinture dans le sac de peau de mouton, soupa de très bon appétit; puis, lorsque le soleil eut disparu à l’horizon, il rabattit sa casquette sur ses yeux et s’endormit.La nuit sous un toit est lente et monotone; mais en plein air, elle passe légèrement avec son cortège d’étoiles, la fraîcheur de la rosée et les saines odeurs que la terre exhale, et chaque heure amène un changement d’aspect dans la nature. ”
