Catulle Mendès

Catulle Mendès

Résumé

Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès Le Crime du vieux Blas

J’aime à être convenable, et je le suis. Ce qui est certain, c’est qu’à l’heure qu’il est, au lieu de manger du pâté de foie gras qui me trouble toujours l’estomac et de rire avec un tas de gens qui ne me troublent plus le cœur, je serais en train, comme une bonne petite bourgeoise, de dormir tranquillement, bercée par le ronflement de mon mari, ou de surveiller le sommeil d’un mioche endormi sous les mousselines d’un berceau, si je n’avais pas eu confiance en ce maudit bonnet-là !
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Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès Le Crime du vieux Blas

Comme elle devait lui en vouloir, la Cadije, comme il devait le détester, Antonin Perdigut, puisque des gens qui n’étaient ni la mère ni le père du petit le haïssaient si furieusement. S’en aller, c’était ce qu’il fallait ; mais s’en aller sans savoir où, quand on a le cœur gros de chagrin et les yeux pleins de larmes, quand on est vieux, quand on va avoir faim, quand on va avoir sommeil, c’est une chose bien terrible, vraiment, et, sans se révolter, bon et soumis, il ne pouvait s’empêcher de trouver pourtant que tout le monde était bien acharné contre lui, triste vieux.
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Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès Le Crime du vieux Blas

Tout cela parmi des rires, avec de petits cris, près des floraisons épanouies, sous des envolées d’oiseaux, dans la bonne lumière qui paraissait plus claire et plus dorée, là, autour de ce grand-père et de ce petit enfant.
Celui-ci, devenant sérieux, dit tout à coup :
— J’ai assez joué ; maintenant, une histoire.
C’était là que le vieux Blas attendait le petit Blas ! L’enfant ne manquait jamais de l’embrasser après quelque beau récit plein de géants et de fées : le plaisir d’un bon baiser vaut bien la peine de dire un conte.
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