Léon de Wailly

Résumé

Léon de Wailly Mary Bell, William et Lafaine… (1895)

Dès que Carlo entendit la voix de Mary, il fut comme transformé : il dressa les oreilles, remua la queue et parut très animé. En un instant il courut vers la charrette, sauta dedans et accabla Mary Bell de ses caresses, puis, après avoir fait grand'peur à Madeleine et failli la renverser, il ressauta par terre et se mit à courir tout autour comme un fou.
« Vous pouvez vous remettre en route et monter la côte, dit Lafaine à Mary Bell, je vous rattraperai tout à l'heure. » Mary, qui tenait depuis longtemps les rênes, fit marcher le cheval.
Source : Gallica

Léon de Wailly Mary Bell, William et Lafaine… (1895)

C'était un petit plateau entouré de tous côtés de précipices et de rochers; rien ne pouvait être plus pittoresque et mieux imaginé pour faire une halte. Il y avait une source bien limpide qui sortait de terre ; elle serpentait un moment, et courait se cacher bien vite sous le bois.
« Oh! Lafaine, comme ce serait charmant d'avoir ici votre tente! s'écria Madeleine. Car Lafaine avait une petite tente qu'il apportait quelquefois quand on faisait une partie de plaisir.
— La voici, » dit Lafaine.
Il se dirigea vers une grande fente dans le rocher
et en tira la tente demandée.
Source : Gallica

Léon de Wailly Mary Bell, William et Lafaine… (1895)

Voyons ! voyons ! » s'écrièrent tous les enfants.
Et bientôt les aventures de William furent oubliées, et on ne songea plus qu'à voir le télégraphe de Madeleine.
Le dessin fut beaucoup admiré, et Madeleine assura qu'il était très exact.
« Voilà le balcon d'Augusta, et voici ma fenêtre; le fil de fer, et la ficelle qui servait à faire monter et descendre les objets. Voilà même mon vase qui dégringole, et les raisins qui pendent à la fenêtre. » Les enfants examinèrent le tout jusque dans ses moindres détails. William pria Mary Bell de le lui donner, et aussitôt tout le monde voulut l'avoir.
Source : Gallica

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