Collation

Définition et enjeux

Clair Tisseur ,  Le Littré de la Grand'Côte

“ COLLAGNE, s. f. — Association entreprise à intérêts communs. Faire de collagne ensemble. — C’est le dauphinois collagne, étoupe ; lyonn. cologne, quenouille. Proverbe : Étoupe et collagne sont parties pour Beaucaire, Il n’y a plus rien. — Faire de collagne, c’est littéralement peigner le chanvre. L’idée a dévié à Peigner le chanvre ensemble, puis à Faire une entreprise quelconque ensemble.
COLLATION. — Être collation. Se dit des aliments qui ne renfermant ni œufs, ni beurre, ni lait, peuvent, en carême, se manger au repas du soir, dit collation. Les bugnes sont collation.
”
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Pierre-Marie Quitard,  Dictionnaire des proverbes

“ Notre proverbe se rend encore de cette manière : Double jeûne, double collation.— Le mot collation a une origine curieuse. Formé du latin collatio, conférence, il servit d’abord à désigner un usage pieux des couvents, qui consistait à lire les conférences des pères de l’Église, collationes patrum ; et pendant longtemps faire collation ne signifia pas autre chose que vaquer à cet exercice, pour lequel on se réunissait, vers la fin de la journée, dans le cloître ou dans le chapitre. ”
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Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr,  Physiologie du goût

“ L'heure venue, on dînait tant qu'on pouvait; mais le poisson et les légumes passent vite; avant cinq heures on mourait de faim; on regardait sa montre, on attendait, et on enrageait tout en faisant son salut.
Vers huit heures, on trouvait, non un bon souper, mais la collation, mot venu du mot cloître, parce que, vers la fin du jour, les moines s'assemblaient pour faire des conférences sur les Pères de l'Église, après quoi on leur permettait un verre de vin.
À la collation, on ne pouvait servir ni beurre, ni oeufs, ni rien de ce qui avait eu vie.
”
Source : Gutenberg

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