Résumé

Portrait de Jean Macé Jean Macé Histoire d'une bouchée de pain (1867)

Si petite que vous soyez, vous pouvez déjà comprendre par là qu'il y a au-dessus de vous quelque chose qu'il faut respecter. Le bon Dieu que votre maman vous fait prier tous les soirs, en joignant les mains, n'est pas si loin de vous que vous pourriez vous l'imaginer. Ce n'est pas un être fantastique, relégué tout au fond de cet espace inconnu que les hommes ont appelé le Ciel, pour lui donner un nom. Si sa main toute-puissante s'étend ainsi jusque dans les moindres recoins de votre corps, sa voix parle aussi dans votre cœur, et ce qu'elle dit, il faut l'écouter.
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé Histoire d'une bouchée de pain (1867)

Mais celui qui a fourni sa part, si petite qu'elle soit, à la vie commune de l'humanité ; celui qui a enrichi d'une découverte, d'un procédé utile, d'un bon exemple, d'une idée juste, ce patrimoine universel que les hommes se repassent les uns aux autres de génération en génération ; celui qui a mis la main au triomphe d'une vérité, frappé sur une injustice, éteint une haine, allumé dans une âme le feu sacré de l'étude et de l'honneur, celui-là ne sort pas ainsi du monde, qui a reçu quelque chose de lui.
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé Histoire d'une bouchée de pain (1867)

En Amérique, il y a une grande chauvesouris, le vampire, qui vit du sang des animaux, et la nature l'a armée en conséquence. Son museau s'effile comme un bec d'oiseau, et porte à sa pointe des incisives aiguisées comme des lancettes de médecin. Le vampire, qui rôde aussi la nuit, va droit aux grands animaux qu'il aperçoit endormis, leur ouvre délicatement une veine du cou, sans les éveiller, et suce leur sang à longs traits, en ayant soin de les éventer doucement de
ses ailes, pour les tenir au frais dans un doux sommeil.
Source : Gallica

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