Résumé

Portrait de Gustave Le Bon Gustave Le Bon Traité de physiologie humaine, par le Dr Gustave Le Bon… (1873)

L'intensité des phénomènes respiratoires varie suivant l'âge, le sexe, l'espèce animale et un nombre de causes fort diverses. Ils sont beaucoup plus lents chez les animaux à sang froid que chez ceux à sang chaud. Alors qu'une grenouille absorbe par heure un décigramme seulement d'oxygène par kilogramme de matière animale, un oiseau en absorbe 10 grammes pour le même poids pendant le même temps.
L'exercice et le travail musculaire ont une grande influence sur la respiration. Nous avons vu combien ils augmentent l'absorption de l'oxygène et l'élimination de l'acidé carbonique*.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Le Bon Gustave Le Bon Traité de physiologie humaine, par le Dr Gustave Le Bon… (1873)

La plus commune des maladies du poumon, la simple bronchite, c'est-à-dire l'affection vulgairement désignée sous le nom de rhume de poitrine, peut, lorsqu'elle est intense, occasionner un embarras dans la respiration, résultant de l'obstruction des bronches produite par le gonflement de la muqueuse et par le liquide visqueux qu'elle sécrète; mais ce n'est que lorsque l'inflammation et la congestion atteignent les dernières ramifications des bronches (bronchite capillaire) que la gêne de la respiration et l'asphyxie consécutive se manifestent avec intensité.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Le Bon Gustave Le Bon Traité de physiologie humaine, par le Dr Gustave Le Bon… (1873)

Dumas a établi par ses calculs que la respiration de tous les animaux qui peuplent le globe ne pourrait, en un siècle, enlever à l'atmosphère que la huit-millième partie de son oxygène. En mille siècles, espace de temps dont on comprend l'immense étendue en songeant que les annales de l'histoire remontent à soixante siècles à peine, l'air perdrait seulement le huitième de l'oxygène qu'il contient. Or l'expérience nous prouve que les animaux vivent sans la moindre gêne dans une atmosphère ainsi modifiée. Le rôle régénérateur des plantes sur l'atmosphère est donc en réalité fort minime.
Source : Gallica

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