Jules Erckmann, Les disciples d'Escobar (1846)
“ Avoue tes crimes, misérable, s'écrie le colonel, qui ne se possède plus,... l'écume couvre ses lèvres. Etienne, quoique sous le poids de la terreur, sent se réveiller en lui sa passion dominante : la haine. Un moment il cède au désir d'assouvir sa rage et de braver son adversaire; il voudrait lui dire, en s'en glorifiant, par quelle série d'iniquités il a su détruire tout le bonheur de Ferdinand et de Lucie, et déjà par un ricanement féroce il prélude à cet aveu de ses infamies; mais la crainte d'un châtiment immédiat le retient. ”
