Jules Erckmann

Résumé

Jules Erckmann,  Les disciples d'Escobar (1846)

“ Avoue tes crimes, misérable, s'écrie le colonel, qui ne se possède plus,... l'écume couvre ses lèvres.
Etienne, quoique sous le poids de la terreur, sent se réveiller en lui sa passion dominante : la haine. Un moment il cède au désir d'assouvir sa rage et de braver son adversaire; il voudrait lui dire, en s'en glorifiant, par quelle série d'iniquités il a su détruire tout le bonheur de Ferdinand et de Lucie, et déjà par un ricanement féroce il prélude à cet aveu de ses infamies; mais la crainte d'un châtiment immédiat le retient.
”
Source : Gallica

Jules Erckmann,  Les disciples d'Escobar (1846)

“ OBSTINATION ET FATALITÉ.
Raymond, possédé d'une soif inextinguible de vengeance, hésite encore dans le choix du moyen qu'il emploiera pour atteindre son but. Il voudrait laver sa honte dans le sang du séducteur de Lucie, il brûle de se battre avec lui ; arracher la vie à Ferdinand serait pour le vieux soldat un plaisir, une jouissance; mais il recule devant l'incertitude de l'issue d'un duel, non par crainte pour lui-même, mais pour sa malheureuse fille qu'il laisserait, en mourant, à la merci de celui qu'il regarde comme un vil intrigant.
”
Source : Gallica

Jules Erckmann,  Les disciples d'Escobar (1846)

“ J'ai fait sortir votre fille, Madame, parce que j'ai assez de sang-froid pour maîtriser mon indignation , parce que j'ai assez de délicatesse pour ne pas vouloir faire rougir devant vous votre enfant.
La vicomtesse, s'alarmant de plus en plus sur l'état mental de son époux, commence à le regarder avec terreur ; elle conçoit les craintes les plus sérieuses.
— Grand Dieu ! s'écrie-t-elle, vicomte, vous avez fait une chute, vite un médecin, votre tête a sans doute porté !
— Épouse adultère, s'écrie le vicomte, arrêtez ! il la saisit par le bras et l'empêche de se lever.
”
Source : Gallica

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