Ferdinand Fullerton Weston

Résumé

Ferdinand Fullerton Weston Les Matinées du Sultan, contes arabes… (1821)

Gloriana ?
lui dit le démon impitoyable, je suis Méla-Néphéli, le souverain des airs. Ta beauté a embrâsé mon coeur du feu de l'amour, et je t'ai choisie pour être mon épouse. Tu t'es volontairement mise en mon pouvoir. Ce noble orgueil que j'aime à voir en toi, t'a rendue l'esclave de ma passion, et cette nuit te donne à rues désirs. Rien ne peut t'arracher de mes bras, à moins qu'avant que le noeud conjugal ne soit formé, tu ne parviennes à me demander un don que je n'aie pas le pouvoir de l'accorder. Tu auras deux souhaits à prononcer.
Source : Gallica

Ferdinand Fullerton Weston Les Matinées du Sultan, contes arabes… (1821)

Téréno était, ainsi que lui, un vil esclave d'Éblis ; et il croyait que c'était lui qui s'offrait à ses regards. Saphira n'avait plus de subterfuges ; elle baissait le géant, il est vrai ; mais elle aimait passionnément son père. Elle était, d'ailleurs, si profondément irritée du perfide abandon de Zémahal, que le désir de lui montrer qu'elle pouvait l'oublier aussi vite qu'il l'avait oubliée, ne fut pas une des moindres raisons de son obéissance aux ordres de son père, et elle donna
enfin, quoique avec répugnance, son consentement à devenir l'épouse du cruel Attakar.
Source : Gallica

Ferdinand Fullerton Weston Les Matinées du Sultan, contes arabes… (1821)

« Mais, mon père, s'écria la jeune femme éplorée, Attakar est un infidèle, un ennemi de Mahomet. » — « Non, répondit le géant, Attakar te donne sa promesse solennelle qu'il n aura d'autre foi que celle de cet ami qui vient de te parler, aussitôt que tu auras prononcé le voeu d'être son épouse. » — « Comment puis-je te croire ?
lui demanda Saphira. » — « Puissent les puissances que j'adore me plonger dans un lac de soufre enflammé,si je ne dis pas la vérité. Je n'aurai d'autre culte que celui de mon ami, aussitôt que je pourrai l'appeler du doux nom de mon épouse. »
Source : Gallica

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