François-Guillaume Ducray-Duminil

Résumé

François-Guillaume Ducray-Duminil Les journées au village, ou Tableau d'une bonne famille… (1804)

La vieillesse, pour un époux chéri , pour un père adoré , n'est qu'un changèment d'état qui a encore ses charmes. Vous avez soigné les autres; on vous soigne à votre tour ; on prévient vos moindres désirs , vos plus légers besoins , et vous êtes sûrs , si vos enfans vous ferment les yeux, de laisser des cœurs qui vous regrettent, qui bénissent votre mémoire, et qui vous citent pour exemple, pour modèles aux êtres auxquels ils vont donner à leur tour l'existence.
Source : Gallica

François-Guillaume Ducray-Duminil Les journées au village, ou Tableau d'une bonne famille… (1804)

Tous deux l'adoraient , tous deux étaient rivaux ; mais le comte avait la préférence dans le cœur de la jeune personne. C'était M. de Kervilé qu'elle aimait en secret ; c'était lui seul qu'elle eût pu accepter pour époux ; c'était aussi celui des deux jeunes gens que M. de Mercourt paraissait voir avec le plus de plaisir. Quand Kervilé n'était plus là , et que Caroline en parlait à son oncle , elle jouissait de l'entendre faire l'éloge de l'ami de son cœur. M. de Mercourt en effet ne tarissait pas sur les qualités du
jeune homme.
Source : Gallica

François-Guillaume Ducray-Duminil Les journées au village, ou Tableau d'une bonne famille… (1804)

Quand elle a fini, elle s'adresse à Cyprien.
Monsieur, lui dit-elle, du ton le plus ferme , vous n'avez pas encore quatorze ans , et vous donnez déjà des preuves de méchanceté, je dirai plus , de férocité! Vous maltraitez un homme respectable ; qui serait votre père , qui aurait pu vous écraser sur la place, sans le respect qu'il porte aux auteurs de vos jours!
C'est vous qui êtes un lâche ; car vous attaquez un homme qui ne veut pas se défendre. Comme ces brétailleurs qu'on rencontre dans la plus mauvaise compagnie , et que tout le monde méprise
Source : Gallica

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