François-Guillaume Ducray-Duminil

Résumé

François-Guillaume Ducray-Duminil Jules, ou Le toit paternel. Tome 1 (1806)

L'inconnu regarde avec intérêt le jeune Jules ; puis s'adressant à Asselino, il ajoute : brave homme , quel bon coeur possède votre fils ! — Il n'est point mon fils, répond Asselino; mais je l'aime autant que son père. — Il n'est point votre fils ? heureux l'homme qui a donné le jour à un aussi intéressant enfant ! permettez, mon jeune ami, que je vous embrassé, et que je vous félicite de votre humanité, de toutes vos précieuses qualités ; car lorsqu'on a celle-là, on doit réunir toutes les autres.
L'inconnu prodigué a Jules les plus tendres caresses. Jules est touche jusqu'aux larmes
Source : Gallica

François-Guillaume Ducray-Duminil Jules, ou Le toit paternel. Tome 1 (1806)

Un matin, madame d'Arancourt, vint chez M. Berny, mais dans l'état le plus effrayant. Elle fondait en larmes ; elle accusait le ciel , elle demandait sa fille à toute la nature. L'auriez-vous perdue, lui demande avec intérêt M. Berny ? — Non , mon ami , non pas encore ; mais on craint qu'elle ne passe pas la journée ! — Madame, ma digne amie ! faites-vous une raison ? vous le savez assez , tout périt. La fleur de la jeunesse peut se faner et mourir avant que le front chauve du vieillard soit courbé dans la tombe.
Source : Gallica

François-Guillaume Ducray-Duminil Jules, ou Le toit paternel. Tome 1 (1806)

Dès-lors et jusqu'à présent nous avons été constamment heureux, parce que nous avons su nous suffire à nous-mêmes, nous contenter d'une médiocre fortune. Rien ne peut plus porter obstacle à notre bonheur. Je t'aime , tu me chéris;;
nous avons un fils, un seul enfant qui resserre nos noeuds. Cher Berny, oublie les malheurs, les miens , et ne vivons tous deux que pour l'amour et la nature.
M.me Berny ouvre ses bras à son mari, qui s'y précipite. Les deux époux se confondent, dans les plus doux embrassemens , et la sérénité reparaît sur le front de M. Berny.
Source : Gallica

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