Pierre Rambaud

Résumé

Pierre Rambaud,  Gaston Renaud, l'ouvrier (1874)

“ Il aurait dû se retirer devant le regard suppliant de Jeanne, mais l'homme est ainsi fait qu'une fois pris dans l'étau de ses passions, il prend plaisir à se torturer lui-même. Gaston sentait bien que l'explication délicate qu'il était venu demander à Jeanne devenait complètement impossible en présence de son père, mais au lieu de s'éloigner, comme le lui conseillait le simple bon sens, il ne sut au contraire, poussé qu'il était par une force irraisonnée, qu'aborder de suite le sujet brûlant qui l'avait amené. ”
Source : Gallica

Pierre Rambaud,  Gaston Renaud, l'ouvrier (1874)

“ GASTON RENAUD 153
— Votre plan me séduit, un souffle généreux l'inspire, mais n'est-ce pas un rêve? Détruire le monopole du capital en industrie, en d'autres termes, abattre la féodalité écrasante du patronat, c'est affranchrir l'ouvrier mercenaire et faire de l'ilote un citoyen; c'est faire un pas de géant en avant et marcher droit au triomphe de la Démocratie, c'est beau!
”
Source : Gallica

Pierre Rambaud,  Gaston Renaud, l'ouvrier (1874)

“ La voix de M. Vignal était vibrante de colère et de ressentiment. Grand, sec, anguleux, sa longue silhouette apparaissait aux deux jeunes gens, au milieu de la nuit, comme l'ombre redoutable du châtiment...
— Après tout, dit Jules, bien vite rassuré par la réflexion; nous n'avons fait que ramasser un objet trouvé dans la rue ; cela se voit tous les jours sans que Thémis ait à s'en mêler. La loi ne reconnaît coupable dans l'espèce que celui « qui, après avoir trouvé un objet perdu, le retient au préjudice du propriétaire. »
”
Source : Gallica

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