Jean-François Simon, Gaston Chambrun
“ Marie-Jeanne se laissa choir dans les bras maternels. « Oh ! Maman, maman, soupira-t- elle. Mon cœur librement s’est donné à Gaston comme le tiens, jadis fut à mon père ; je n’appartiendrai jamais à nul autre qu’à lui ! » Pauline Bellaire, émue inquiète, eut pour sa fille, une caresse apaisante, mais leva sur le jeune homme deux yeux sévères : — Aurais-je à te reprocher la souffrance de mon enfant ? — Ah ! protesta Gaston, moi qui la veux si heureuse ! — Et cependant tu viens d’être imprudent et coupable, prononça la Mère. Le cœur d’une vierge est une fleur délicate. ”
