Charles Grimaud, Non-mariées : à celles qui s'en vont solitaires… (1946)
“ D'ici cet heureux temps, il y aura hélas ! trop d'âmes sans ressort, pour qui la vie risque d'être un chagrin continuel ! Souvent c'est par une espèce de vengeance que la jeune fille se bloque à jamais dans sa tour d'ivoire. Personne n'a voulu de son cœur, personne ne l'aura : ce sera, pense-t-elle, le châtiment des autres. Elle ne sait pas que la châtiée c'est elle-même. Elle aurait de la joie à se donner et d'autres profiteraient de son amour : mais elle gardera pour elle ses trésors, ce sera sa façon de protester contre l'ingratitude témoignée à son égard. ”
