Résumé

Henry Spont La femme dans la France de demain (1917)

De mariage, il n'est pas question. Elle s'imagine avoir commis un crime. La vision de son acte hante constamment ses nuits sans sommeil. A peine échappée à l'étreinte de l'amant, elle sanglote dans son petit lit blanc, son lit de vierge qui glace ses membres échauffés. Il lui semble que son coupable amour est inscrit, en traits de feu, sur sa figure. Elle n'ose plus embrasser sa mère, qui s'alarme de sa pâleur. Comment l'excellente femme ne devine-t-elle pas la déchéance de sa fille ? Et son père qui travaille, comme jadis, et les parents, les amis ! Ces gens vont soupçonner l'atroce vérité...
Source : Gallica

Henry Spont La femme dans la France de demain (1917)

S'ils ont le bonheur d'assister au développement progressif de leurs chers petits, s'ils peuvent espérer les suivre dans l'existence, jouir de leur succès et de leur félicité, il leur sera doux de quitter ce monde avec la certitude que leurs enfants ne dépendront de personne, et qu'ils chemineront parmi des égaux non parmi des protecteurs.
Une atmosphère calme et tiède, exempte d'orages, baignera désormais la famille. L'avenir ? On ne s'affolera plus en pensant constamment à lui. L'avenir, c'est la somme des lendemains, et il suffit de faire son devoir quotidien pour l'assurer.
Source : Gallica

Henry Spont La femme dans la France de demain (1917)

La crainte d'humilier ces gens par l'élégance de sa toilette, par la culture de son esprit, l'a maintenu dans une atmosphère de vulgarité qu'il se sent incapable de secouer. Entrer dans un vrai salon, s'asseoir, se déganter, baiser la main d'une jolie dame rieuse, cela lui semble une épreuve trop cruelle à son amour-propre de déclassé.
Car il est, malgré son habit pareil, un déclassé, un homme qui a honte, qui a peur, qui est gêné, qui ne respire librement que chez lui, chez la femme dont il devra devenir le mari ou demeurer, à tout jamais, le compagnon.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature