Eugène Vouaux, La fiancée du condamné (1879)
“ Un soir, le père Isidore, Marie et Joséphine attendaient, dans la petite salle à manger, l'arrivée de deux convives en retard. Enfin, ceux-ci firent leur apparition : c'étaient, on l'a bien deviné, Georges et Giroflée. Le visage des deux jeunes gens rayonnait; leur démarche était légère; ils semblaient mille fois plus joyeux que le jour où ils avaient vu les portes de la prison s'ouvrir devant eux. — Cette fois, c'est fini! s'écria Georges en embrassant le vieillard. Il n'y a plus pour nous de passé, ou du moins il n'y a plus de passé qui puisse mettre des entraves à notre avenir. ”
