Jean-Claude Romand, Confession d'un malheureux. Vie de Jean-Claude Romand… (1846)
“ Je partis donc de Montréal, mais non plus pour me rendre à Lyon; Paris était devenu le but de mon ambition et l'objet de mes rêves insensés. Mon sort allait y devenir des plus brillans; je devais m'enrichir en peu de temps, avoir une clientèle dorée, courir les rues en cabriolet, que sais-je? dépasser peut-être de beaucoup la fortune des Staub et des Blain. Que l'on soit garçon tailleur ou fils de famille, on porte à Paris un beau bagage d'illusions alors qu'on s'y rend à l'âge de vingt ans. ”
