Louis-François Benoiston de Châteauneuf

Résumé

Louis-François Benoiston de Châteauneuf De la colonisation des condamnés… (1827)

Voilà la perfectibilité humaine, la seule qui ne soit pas une illusion, une chimère; voilà les seuls effets vraiment bons vraiment utiles, de la civilisation ceux que la philosophie, la législation, doivent toujours se proposer pour but; qui tendent à rendre l'homme meilleur plus heureux à ramener le coupable du crime au repentir, et du repentir à la vertu, en développant chez lui le double sentiment de la famille et de la propriété.
Source : Gallica

Louis-François Benoiston de Châteauneuf De la colonisation des condamnés… (1827)

La Russie, comme l'Angleterre, admet la déportation dans son code pénal. Elle est le châtiment dont ses lois punissent différentes espèces de crimes; mais il ne parait pas que le gouvernement ait jamais pensé il en faire un moyen d'amélioration pour le coupable.
Par un avantage qui n'est donné en Europe aucun autre état, et que la Russie doit a sa position physique sans vaisseaux, sans colonie, sans aucune possession au milieu des mers, elle trouve les moyens de satisfaire la loi.
Source : Gallica

Louis-François Benoiston de Châteauneuf De la colonisation des condamnés… (1827)

En effet, beaucoup de déportés, encouragés par ces chances heureuses, ne veulent plus retourner dans leur patrie, quand le temps de leur exil est accompli, et restent à Sydney, où ils exercent une industrie quelconque, tandis que séduits par les récits brillants de ceux qui en arrivent, des capitalistes anglais s'embarquent pour la nouvelle colonie. Jusque là tout est bien mais il y a plus. Des hommes sans principes, et dont l'existence est sans ressources, bien instruits d'ailleurs de la peine qu'ils encourront, n'hésitent point à voler pour se faire déporter.
Source : Gallica

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