Résumé

Paul Merruau Les Déportés politiques en Afrique et à la Nouvelle-Calédonie…

La transportation nous attirera l’étonnement et les dédains des marins étrangers, qui, passant à l’occasion devant des îlots sans végétation, des ruines de bâtiment et des terres désertes, y reconnaîtront les traces de l’inconséquence et de l’instabilité françaises, et cela dans des parages où l’Angleterre, en moins d’un siècle, a su fonder la colonisation d’un continent.
Il est évident qu’il faut contraindre les transportés politiques au travail, ou renoncer à leur transportation. Peut-on les contraindre à travailler ?
Source : Wikisource

Paul Merruau Les Déportés politiques en Afrique et à la Nouvelle-Calédonie…

La Guyane française est l’estuaire des eaux d’un grand continent. Lorsqu’un pays tel que l’Afrique, où des chefs inquiets de l’intrusion européenne interceptent le passage, lorsque le pôle nord, dont l’accès est interdit par une nature implacable, sont chaque jour visités par de nouveaux voyageurs, on s’étonne que l’intérieur de la Guyane, un pays français, soit encore à peu près inconnu.
Source : Wikisource

Paul Merruau Les Déportés politiques en Afrique et à la Nouvelle-Calédonie…

La complicité tacite des uns, la crainte dissimulée des autres, l’indulgence aveugle de l’opinion, les aberrations de l’esprit de parti, maintiennent devant les yeux des transportés la perspective d’un prochain rappel qui suffirait à rendre illusoires les projets de colonisation si chèrement subventionnés.
Les déportés politiques sentent bien la crainte qu’ils inspirent, et qui se révèle si souvent par des manifestations de sympathie. Ils savent que, sous prétexte de respecter l’humanité et la liberté, on a pour eux des prévenances et une sollicitude extrêmes.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature