Résumé

Paul Merruau La Nouvelle-Calédonie et la Transportation…

La Nouvelle-Calédonie n’est pas assez vaste pour former le désert autour d’eux, ils ont toujours à leur portée les moyens de s’enivrer et les mille objets dont le vol peut les tenter ; l’influence moralisatrice du spectacle de la nature dans les grandes solitudes n’existe pas pour eux, enfin la colonie n’a guère besoin de leur travail. Le gouverneur de l’île en leur accordant ce commencement d’émancipation travaillait donc dans leur intérêt bien plus que pour la colonie.
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Paul Merruau La Nouvelle-Calédonie et la Transportation…

La colonisation n’en est pas plus avancée ; elle est livrée à l’empirisme. Des essais de phalanstère, une administration philosophe, démocrate et philanthrope, l’instruction gratuite et laïque comme panacée, l’incrédulité pour religion, l’arbitraire pour gouvernement, une faiblesse insigne vis-à-vis des criminels, le communisme comme principe de colonisation, l’absolutisme appliqué à la population autochthone, — tel est le résultat obtenu après dix-huit années, depuis 1853, époque où nous avons pris possession de l’île.
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Paul Merruau La Nouvelle-Calédonie et la Transportation…

On usa d’indulgence. Le retour des convicts coïncidait avec une nouvelle faveur qu’octroyait le gouvernement colonial ; il autorisait les transportés à s’engager chez les colons hors de la ville. C’est l’usage en Australie. Ce grand continent offre des pâturages immenses où les colons élèvent des troupeaux réellement innombrables. On divise ce bétail, tant à cause de l’antipathie des races que par l’obligation de réserver à chaque troupeau l’espace nécessaire pour sa nourriture ; ces divisions comprennent des milliers d’animaux, et le gardien est très souvent un convict.
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