Résumé

Maurice Pain Colonisation pénale : un problème colonial (1898)

Mais le cas le plus fréquent est celui d'un pays qui, usant de la transportation, n'a pas de colonies encore inexploitées laissant à la main-d'œuvre pénale un champ d'action en-quelque sorte illimité. Dans cette situation, que faire des convicts, à quel emploi les titiliser? On a vu à quels dangers on s'exposait en les plaçant dans un pays où la colonisation libre a déjà su trouver sa place. Le seul moyen, alors, d'attribuer une valeur à la main-d'œuvre pénitentiaire, c'est de l'employer à assurer l'outillage des colonies, à leur offrir les moyens de se développer sans entraves.
Source : Gallica

Maurice Pain Colonisation pénale : un problème colonial (1898)

Elle lui confie des outils, lui donne des vêtements et des vivres. Or, le concessionnaire qui sort du bagne avec une soif inextinguible de liberté, s'enivre de celle que lui laisse l'administration sur son lot. Au lieu de mettre en culture, de retourner, de piocher la terre, il vit, tant bien que mal, avec les ressources que lui a accordées la Pénitentiaire, en oubliant les jours malheureux, mais sans prévoir des jours pires. A l'expiration des trente mois, l'administration cherche les traces de sa bonne volonté, de son travail, des soins qu'il a donnés à sa concession.
Source : Gallica

Maurice Pain Colonisation pénale : un problème colonial (1898)

Tout ce que la loi lui demande alors, c'est de mener une existence honnête, digne des efforts qu'il a faits pour y revenir : au surplus, la première condamnation qu'il encourrait le rendrait au bagne pour de longues années.
Telle est l'économie du système qu'on souhaiterait de voir mis en œuvre. Il place les criminalistes et les économistes sur un terrain de conciliation. En assurant la sévérité des pénalités et en permettant aux condamnés de prouver, à travers des épreuves nombreuses et consécutives, la valeur de leur régénération, il concourt au but pénal de la loi.
Source : Gallica

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