Peine (droit)

Définition et enjeux

Albert Normand Traité élémentaire de droit criminel… (1896)

Mais quelque bien organisée que soit la peine pour permettre d'obtenir ce résultat, le législateur ne peut pas se flatter d'y réussir, et son ambition doit se borner à tendre vers ce but. Seulement, son devoir est de repousser toutes les peines qui seraient de nature à éteindre chez le condamné et dans le public le sentiment de la justice et de la morale, et comme on l'a dit, si la peine est telle que le coupable doive sortir de prison plus pervers et plus corrompu qu'au moment où il y est entré, on donne à la société un poison et non un remède.
Source : Gallica

Albert Normand Traité élémentaire de droit criminel… (1896)

Pour déterminer le caractère des infractions, ils ne tiennent compte en apparence que de la peine, qui y aurait été attachée arbitrairement, a-t on dit, mais en réalité, c'est l'acte en lui-même qu'ils ont apprécié, afin de proportionner la rigueur de la peine à la gravité de l'infraction.
L'article 1er du Code pénal est conçu en ces termes : L'infraction que les lois punissent des peines de police est une contravention; l'infraction que les lois punissent de peines correctionnelles est un délit; l'infraction que les lois punissent d'une peine afflictive ou infamante est un crime.
Source : Gallica

René Garraud Précis de droit criminel... (1885)

La peine proprement dite, c'est-à-dire le mal que le pouvoir, au nom seul de l'intérêt public, inflige à l'homme déclaré par jugement coupable d'une infraction, se distingue, soit des réparations civiles (C. p., art. 10) , soit des mesures disciplinaires, soit des nullités d'actes, des incapacités et déchéances de droits, soit enfin du mal fait à l'agresseur dans l'exercice du droit de défense.
Source : Gallica

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