Résumé

Léon Marie Le Droit positif et la juridiction administrative… (1903)

UN DROIT POSITIF EST UN POUVOIR ATTRIBUÉ AUX INDIVIDUS.
Un droit positif présente encore ce caractère d'être un pouvoir accordé à des individus, c'est-à dire à des êtres humains.
En avançant cette affirmation il ne s'agit pas d'établir que la loi positive peut accorder des droits à tous les individus, à tous les êtres humains quels qu'ils soient, qu'ils soient, notamment, doués ou non de volonté. Nous avons démontré ce point en établissant que la loi pouvait accorder à un individu, malgré lui, un droit, et assurer l'efficacité de ce droit à son égard sans avoir besoin de son consentement.
Source : Gallica

Léon Marie Le Droit positif et la juridiction administrative… (1903)

Dans un État, avons-nous dit, l'autorité qui fait la loi, autorité unique en principe puisque cette unité est une condition de l'organisation des rapports sociaux, ne peut seule faire directement toutes les lois ; des raisons multiples s'y opposent. D'abord le caractère collectif de cette autorité si le pouvoir de faire la loi réside dans un groupe plus ou moins nombreux tel qu'une nation, puis l'infinie variété des rapports à organiser, font obstacle à ce que une même autorité entreprenne de faire seule, sans aucun concours, toutes les lois sans exception.
Source : Gallica

Léon Marie Le Droit positif et la juridiction administrative… (1903)

Les doctrines transcendantes sur l'origine du droit ainsi écartées, il ne reste plus qu'un principe debout : le droit est l'œuvre de l'État, ou plus exactement l'œuvre de ceux qui dirigent l'État. D'une manière beaucoup plus exacte encore, le droit est l'œuvre de la force; ce sont les règles que les plus forts dans une société ont entendu imposer aux autres et ont réussi à imposer à ceux-ci.
Source : Gallica

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