Résumé

Yzard De l'autorité des ordonnances royales sur les tribunaux… (1829)

Ainsi, nous aurions le pouvoir provincial, si les provinces ou départemens pouvaient défendre et régler librement les intérêts provinciaux ; le pouvoir municipal, si les communes étaient organisées de manière à conserver leur ancienne faculté de défendre les intérêts communaux. Ces pouvoirs s'appèlent encore des libertés, et avec raison ; puisque la liberté n'est autre chose que la puissance de se servir de ses facultés sans obstacle. La royauté est donc une de nos plus précieuses libertés, de même que l'aristocratie et la démocratie.
Source : Gallica

Yzard De l'autorité des ordonnances royales sur les tribunaux… (1829)

Mais, comme la justice n'est, en définitive , que la volonté de rendre à chacun son droit, suivant l'ordre des lois, il s'ensuit que , lorsqu'il y a violation de la loi dans un acte attribué au pouvoir royal, il y a absence de la justice elle-même.
Un tel acte ne peut plus être considéré comme émané légitimement de la puissance du prince; il devient contraire à son essence , et n'est plus que l'œuvre d'une force aveugle qui n'est pas l'autorité royale.
Source : Gallica

Yzard De l'autorité des ordonnances royales sur les tribunaux… (1829)

De même que chaque être raisonnable est doué, pour se conserver et pour vivre, d'une unité de pensée ou de volonté servie par une force unique d'action ou d'exécution ; de même l'être politique n'aura qu'une unité de pensée ou de volonté servie aussi par une force unique d'action ou d'exécution.
La législation est la pensée ou la volonté du corps politique y pour qu'elle soit véritablement une , ne faut-il pas que tous les membres du corps social concourent à l'exprimer selon la mesure de leur intérêt au maintien et à la conservation de la société ?
Source : Gallica

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