Résumé

Eugène Duclerc Droit public. De la Régence, définition… (1842)

Si l'on fait une loi organique, ces inconvénients disparaissent en partie ; mais il en surgit d'autres, qui peut-être, sont plus grands. Le but de la Régence, c'est de pallier l'un des vices de la monarchie héréditaire, de remplacer un prince incapable par un homme capable; Il est donc absurde de soumettre à la même loi, à la loi du hasard , la transmission de la royauté et la transmission de la Régence. Vous voulez obvier à un des inconvénients de l'hérédité : par quoi ? Par l'hérédité ! Vous avez reçu du hasard un prince incapable et vous allez prendre un régent des mains du hasard !
Source : Gallica

Eugène Duclerc Droit public. De la Régence, définition… (1842)

Or, nos Chambres quoiqu'on fasse n'ont pas ce double caractère que Fox attribue au Parlement anglais. Elles né sont point les organes de la Nation : elles sont les organes de la Constitution. Si elles avaient le droit de parler au nom du pays, leur pouvoir serait absolu : mais elles n'ont le droit de parler qu'au nom de la constitution, et, par là, leur pouvoir est limité. Nos Chambres, en un mot, quelles que soient les circonstances, sont toujours une double branche du pouvoir législatif et ne peuvent légitimement jamais être que cela.
Source : Gallica

Eugène Duclerc Droit public. De la Régence, définition… (1842)

Et non-seulement la Régence n'est pas dans la Charte, mais elle est contraire aux dispositions précises et à l'esprit même de la Charte. Instituer une Régence, ce n'est pas autre chose, en effet, que transmettre à une personne qui n'est pas le roi l'exercice du pouvoir royal. Or, aux termes de la loi fondamentale, la transmission du pouvoir royal est l'oeuvre de la Providence ; elle n'est pas, elle ne peut pas jamais être le fait d'un arbitrage humain.
Source : Gallica

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