Pierre David

Résumé

Pierre David,  De la régence (1842)

“ Songez donc que la Royauté, qui vient de s'éclipser et qui se trouve immédiatement transformée en Régence, est le ressort principal de la grande machine gouvernementale. Ce nouveau ressort, d'une autre nature, ne la dérangera-t-il pas? La Royauté est pour la France ce que l'axe de la terre est pour le globe : sa rotation régulière, éternelle entretient son mouvement et sa vie sans troubler sa sur face. Il n'en est pas de môme d'un pouvoir passager, qui se hâte d'agir et de jouir, qui peut-être même se hâte d'éloigner le retour de la Royauté pour avoir le temps de l'usurper lui-même. ”
Source : Gallica

Pierre David,  De la régence (1842)

“ N'enlevons point à la nation quelques-unes des rares prérogatives qu'on lui a laissées , et qu'il faudrait lui rendre pour la satisfaire et pour consacrer à jamais l'hymen du pouvoir royal et de la liberté. C'est en retenant ces prérogatives, c'est en cherchant, comme aujourd'hui, à les restreindre encore, que l'on indispose les esprits, qu'on refroidit les coeurs, et qu'on détache un peuple et du trône et même des institutions qui, comme les deux Chambres, le jury, la garde nationale, lui promettaient la liberté, et ne lui tiennent point parole. ”
Source : Gallica

Pierre David,  De la régence (1842)

“ Régence. Je veux que la Régence reste, autant que possible, dans la famille royale, mais qu'elle y soit choisie par des électeurs tirés des grands corps de l'État ou par ces corps eux-mêmes. N'en faites point un droit, mais un mandat auguste donné par la nation au plus digne et au plus capable.
Le Roi peut vivre encore vingt ans, et Dieu le fasse ! Combien de torts et de vertus peuvent éclater durant ce long espace de temps! Que de jeunes plants se couvriront de fruits ! que d'autres deviendront stériles ! Attendez donc leur maturité pour juger ceux qui méritent vos préférences.
”
Source : Gallica

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