Jean-Michel Berton, De la régence sous le régime représentatif… (1842)
“ Le roi mineur n'est protégé par rien. La garde en est confiée à sa mère ; mais la loi ne donne à celle-ci la disposition exclusive d'aucune force armée. Ce ne sont pas les soldats de sa mère, mais ceux de son oncle, qui préserveront la tète sacrée du jeune roi. Avec cette loi un régent peut tout oser contre son co-roi mineur et contre une mère qui n'a pas un caporal à ses ordres pour défendre l'impuissante minorité de son fils ; il peut tout oser, même l'appel à l'étranger, cela s'est vu au quinzième siècle. Y songez-vous d'appeler votre loi un complément de la Charte!... ”
