Résumé

Jean-Michel Berton De la régence sous le régime représentatif… (1842)

Le roi mineur n'est protégé par rien. La garde en est confiée à sa mère ; mais la loi ne donne à celle-ci la disposition exclusive d'aucune force armée. Ce ne sont pas les soldats de sa mère, mais ceux de son oncle, qui préserveront la tète sacrée du jeune roi. Avec cette loi un régent peut tout oser contre son co-roi mineur et contre une mère qui n'a pas un caporal à ses ordres pour défendre l'impuissante minorité de son fils ; il peut tout oser, même l'appel à l'étranger, cela s'est vu au quinzième siècle.
Y songez-vous d'appeler votre loi un complément de la Charte!...
Source : Gallica

Jean-Michel Berton De la régence sous le régime représentatif… (1842)

Or quand le prince royal, prévoyant un règne paisible, s'est attaché exclusivement à faire aimer une autorité qui n'avait plus besoin, dans sa pensée, de luttes et de rigueurs pour être affermie ; quand il est surpris par la mort avant de monter sur le trôné, quand il laisse une veuve confidente de ses plus intimes pensées, de ses vues sur le gouvernement, de ses maximes politiques, qui pendant longtemps est entrée avec lui en partage de l'affection générale, l'horoscope de la régence est facile à tirer.
Source : Gallica

Jean-Michel Berton De la régence sous le régime représentatif… (1842)

Mais comme elle n'est pas un parti, comme elle est mieux que cela, la nation, elle tourne un regard d'espérance vers l'aurore d'un nouveau jour politique; elle souhaite pour son roi une vieillesse exemple d'orage, mais elle voudrait aussi pour son successeur un règne prospère et glorieux. Or la gloire d'un fondateur de dynastie quand il lui a fallu dompter l'esprit révolutionnaire, c'est surtout le repos du pays et le maintien de la couronne. La gloire du successeur, c'est spécialement le progrès de la prospérité et de la gloire du pays au dedans et au dehors.
Source : Gallica

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