Résumé

Joseph-Napoléon Ney Des Régences en France, étude de la question soulevée par la loi sur la régence du royaume… (1842)

Si l'on repousse le mode de l'hérédité en matière de régence, il ne semble pas logique de l'admettre pour la royauté, car si l'élection est toujours assurée d'amener un choix meilleur que la naissance, ce choix est d'une importance beaucoup moindre pour un régent que pour un roi. Maintenant si vous transigez dans un but de conservation et de stabilité avec les doctrines absolues de l'élection, et que vous accordiez que la couronne puisse être transmise dans une famille par ordre de primogéniture, vous n'êtes plus fondé à réclamer l'élection pour la régence
Source : Gallica

Joseph-Napoléon Ney Des Régences en France, étude de la question soulevée par la loi sur la régence du royaume… (1842)

Le culte de la majorité est la première vertu d'un roi constitutionnel; or, dans ces temps difficiles, où les majorités sont mobiles comme les opinions qu'elles représentent, il faut dans le souverain une abnégation bien complète quelquefois, pour qu'il sache se plier, sans regrets apparents, à des combinaisons qui viennent brusquement contrarier les rêves de sa politique. Or, il doit être dur sans doute pour lui d'avoir à se résigner à ce sacrifice tout à fait en harmonie avec les exigences du gouvernement représentatif, mais qui peut cependant lui sembler contraire aux intérêts du pays.
Source : Gallica

Joseph-Napoléon Ney Des Régences en France, étude de la question soulevée par la loi sur la régence du royaume… (1842)

Ce principe de la loi salique est enregistré dans notre code politique de telle façon, que pendant une période de treize cents ans il n'y a point été apporté en France une seule dérogation. Cette doctrine une fois admise d'une manière absolue: si les femmes sont inhabiles à régner quelle que soit la durée du règne, elles doivent être incapables d'exercer même temporairement les fonctions royales. Or, comme la régence est une délégation temporaire et complète de la royauté, il semblerait que les femmes auraient dû, toujours en être exclues.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature