Résumé

De la régence d'après la discussion à l'assemblée nationale en 1791… (1842)

Chacun sait que les hommes sont disposés à réunir leur aveuglement, leur confiance, leurs affections, leur dévouement sur un individu ; qu'un seul, supérieur à tous, n'ombrage et ne nuit à personne. Celui qui réunirait au prestige de la royauté, à toute la puissance qu'elle confère, l'avantage d'avoir été appelé à la régence par le choix du peuple, d'être pour ainsi dire l'enfant politique de la nation, aurait entre ses mains tous les moyens d'anéantir la liberté publique. Là régence élective a donc, sous ce point de vue, des inconvénients plus grands encore que la royauté élective.
Source : Gallica

De la régence d'après la discussion à l'assemblée nationale en 1791… (1842)

Ce n'est pas tout, prenons garde que la régence peut être un règne de dix-neuf ans, c'est-à-dire un assez long règne; que lorsqu'un roi viendra à peine de naître, le parent le plus proche sera peut-être dans la vieillesse et dans un enfance non moins inactive que celle du roi, et qu'il est ridicule entre deux enfants de ne pas vouloir choisir un homme. La Providence donne des rois faibles, ignorants ou même méchants; mais si nous avons un mauvais régent, c'est nous qui l'aurons voulu ; voilà pour la nation.
Source : Gallica

De la régence d'après la discussion à l'assemblée nationale en 1791… (1842)

Comme, en général, un gouvernement, même constitutionnel, a une répugnance assez marquée pour tout ce qui est électif, il est à croire qu'à un régent à prendre en dehors de la royauté à défaut de parent mâle, on préférera une femme royale, soit la mère, la grand'-mère, la tante ou la soeur. Ce ne serait que dans le cas où le roi n'aurait aucune espèce de parent de l'un ou de l'autre sexe qu'on se résignerait à élire le régent, non dans toutes les classés d'hommes, mais dans certaines qui seraient désignées.
Source : Gallica

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