Fr. de Mouisse

La régence (1842)

Résumé

Fr. de Mouisse La régence (1842)

Un des grands avantages de l'élection, chez un peuple quelque peu enclin à la vanité et à la présomption, c'est de caresser ces misérables faiblesses, de persuader à chacun qu'il a la capacité nécessaire pour remplir tout emploi qu'il désire : à tout individu dont la nullité paresseuse ne serait pas au niveau de la plus humble profession, qu'il est amplement pourvu des qualités requises pour gouverner l'État.
Source : Gallica

Fr. de Mouisse La régence (1842)

Il est urgent de faire une loi sur la régence.
La régence constituée, la confiance, la sécurité renaîtront-elles? Nous l'espérons. Notre jeune dynastie a jeté de profondes racines dans ce sol si longtemps ébranlé. Elle s'appuie sur le consentement des peuples; elle se fortifiera par leur affection, qui a éclaté si énergique et si unanime dans ces douloureuses circonstances. Les régences étaient un temps de crise et d'agitations dans l'ancienne monarchie : elles n'offrent pas les mêmes dangers sous un gouvernement représentatif. Ici, le jeu des institutions toujours actif et non interrompu
Source : Gallica

Fr. de Mouisse La régence (1842)

Il en ressortirait, clair comme le jour, que la pratique de cette admirable institution doit faire à la longue d'un peuple aimable et sociable à l'excès, doué des instincts les plus généreux, d'une acuité de sens exquise, d'un goût parfait, enthousiaste de tout ce qui est noble et grand, un peuple de bavards sans esprit, de raisonneurs subtils, sec et froid, triste et pédant, épris de théories creuses, analyste laborieux de futilités, ayant renoncé à l'action qu' était en lui si prompte, si brillante, si héroïque, pour l'usage immodéré de la parole, diffuse, criarde et sans idées.
Source : Gallica

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