Hérédité royale

Définition et enjeux

Pierre Antoine Berryer Oeuvres de Berryer.... Tome 2 (1872-1876)

C'est une grande chose, Messieurs, que le principe de l'hérédité : c'est une chose énorme et que vous devez respecter dans l'intérêt de la famille que vous avez appelée au trône en 1830. L'hérédité royale est la garantie pour la succession civile. Le droit d'hérédité est impérissable dans l'ordre politique comme dans l'ordre civil. En matière civile, nous disons au palais : Le mort saisit le vif
Source : Gallica

Ange Des Ursins Défi aux adversaires de la légitimité… (1850)

Mais, comme, si la constitution naturelle du pays eut fait de l'hérédité monarchique un intérêt de nationalité, avant d'en faire un principe de droit national, le laborieux enfantement de la civilisation, continuant son oeuvre à travers les siècles, prépare l'avènement de cette hérédité monarchique, par le rétablissement de la filiation royale.
Source : Gallica

Hervé de Broc De la république et de la monarchie légitime (1871)

Mais quelle apparence que ce principe soit observé pour une famille nouvelle quand il est violé pour une race royale consacrée par les siècles ?
La Monarchie légitime est non seulement la seule qui ait le droit d'être héréditaire, mais la seule dans laquelle l'hérédité ait une raison d'être.
Les usurpateurs et les souverains d'aventure l'ont si bien compris qu'ils ont toujours souhaité pour euxmêmes cette légitimité qu'ils sont impuissants à se procurer. Napoléon Ier disait : que ne suis-je mon petit-fils ! montrant par là de quel prix est pour un trône la consécration du temps.
Source : Gallica

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