Résumé

Lucien Bonaparte La vérité sur les Cent-Jours ; suivie de Documens historiques sur 1815 (1835)

Quel pourra être cet équilibre politique de la France?
Il faut partir nécessairement des faits que nous ne pouvons pas changer. Or, s'il est vrai que notre état social repousse le grand patriciat héréditaire, à quoi bon un gouvernement héréditaire? Cette hérédité monarchique ne servant plus de frein nécessaire à la puissance aristocratique, qu'est-elle donc autre chose qu'un hors-d'œuvre ? Vous retranchez de votre constitution le pouvoir que l'hérédité monarchique doit réprimer, et vous laissez au monarque autant de puissance et d'argent que s'il avait l'aristocratie anglaise à balancer!
Source : Gallica

Lucien Bonaparte La vérité sur les Cent-Jours ; suivie de Documens historiques sur 1815 (1835)

Continuons de détester à tout jamais les aristocrates oppresseurs des peuples, vils esclaves de la tyrannie, cruels suppôts de la féodalité, roués du Palais-Royal, valets de la Dubarry, tels qu'il n'en existe plus heureusement en France; mais honorons, chérissons les aristocrates défenseurs de la liberté, pères de la patrie, placés par leur influence, par leurs richesses, par leur pouvoir héréditaire, audessus des intérêts vulgaires, et rendant à la chose publique, par leurs services, plus qu'ils n'en ont reçu par leur élévation.
Source : Gallica

Lucien Bonaparte La vérité sur les Cent-Jours ; suivie de Documens historiques sur 1815 (1835)

Dès que l'inviolabilité d'un chef ou d'un corps est définie, les grands mots de sacrilège, d'omnipotence parlementaire, cessent d'avoir une signification réelle : l'opinion publique seule est juge si une révolution est sacrilége ou sacrée; et quant à l'omnipotence, le peuple souverain seul peut se l'attribuer ; une branche de la législature, par cela seul qu'elle n'est qu'une branche, ne peut prétendre à cette souveraineté exclusive.
Source : Gallica

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