Résumé

Alfred-Auguste Ernouf Histoire de la dernière capitulation de Paris… (1859)

DE LA FRANCE, PAR M. DE GAGERN, MINISTRE DES PAYS-BAS.
Deux grandes parties de l'Europe se sont fait la guerre, l'une évidemment dans l'intention d'agrandir son territoire, d'envahir si elle réussissait. Appeler, admettre ou applaudir à Napoléon, n'était autre chose que vouloir guerre, gloire, pillage et conquête.
L'Europe demandait à la France un gouvernement plus pacifique, et l'ancienne dynastie, qui n'avait pas besoin d'un autre éclat, y paraissait la plus propre.
Source : Gallica

Alfred-Auguste Ernouf Histoire de la dernière capitulation de Paris… (1859)

Tout l'éclat qu'a eu cette affaire, tout le scandale, s'il y a eu du scandale, est l'ouvrage des ministres; le tort n'en doit retomber que sur eux. La France, en comparant leur conduite et la mienne, jugera de quel côté a été la sagesse ou l'irréflexion. Elle jugera qui a le mieux servi son pays, qui a eu un plus juste sentiment des devoirs de sa position, ou du ministère exposant un député à nuire aux intérêts du gouvernement pour sauver son amour-propre personnel, ou du député sacrifiant son amour-propre personnel pour sauver un intérêt du gouvernement.
Source : Gallica

Alfred-Auguste Ernouf Histoire de la dernière capitulation de Paris… (1859)

Sa Majesté l'empereur Alexandre, dont la manière de penser, noble et libérale, ne se fait point un jeu des droits des peuples, ne peut vouloir nous rendre un gouvernement qui n'a pas su entrer dans nos mœurs, et qui aujourd'hui encore, s'il était rétabli, ne manquerait pas de suivre les mêmes voies. Si l'on veut sincèrement fonder un système stable pour la France et pour les autres nations, il ne faut pas rendre à la France un ordre de choses qui rallumerait toutes les haines, mettrait de nouveau en jeu toutes les passions, et ranimerait partout les germes de discorde et de troubles.
Source : Gallica

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